
sultan d'Égypte et fondateur de la dynastie ayyoubide (1137-1193)
Sur JudgeMarket, Saladin se négocie dans la bande supérieure des dirigeants médiévaux, conservant un multiple qui reflète quelque chose de rare : c'est l'une des seules figures de l'ère des croisades à se négocier à une prime à la fois sur les marchés musulmans et occidentaux. La demande est portée par la reprise de Jérusalem en 1187, la fondation de la dynastie ayyoubide et une réputation de clémence envers les adversaires vaincus que même les chroniqueurs chrétiens ont préservée. Ce qui plafonne modestement le cours, c'est la réalité d'une fragmentation ayyoubide qui a suivi rapidement sa mort — l'empire ne lui a pas survécu aussi nettement que le suggère la marque chevaleresque de Saladin. Face à Gengis Khan, Saladin se négocie plus bas sur l'emprise territoriale mais bien plus haut sur le multiple de stature morale. Comparés à Jeanne d'Arc, tous deux sont des actifs symboliques de l'ère des croisades à la résonance interculturelle durable. Le marché le lit comme un nom de référence à faible volatilité : respect consensuel, récit stable, rarement revisité.
Saladin, né à Tikrit en 1138 et mort à Damas le 4 mars 1193, est le premier dirigeant de la dynastie ayyoubide, dynastie musulmane qui tient son nom de son père Najm al-Dīn Ayyūb et qui a régné sur l'Égypte de 1169 à 1250 et sur la Syrie de 1174 à 1260. Saladin dirige l'Égypte de 1169 à 1193, Damas de 1174 à 1193 et Alep de 1183 à 1193.